Situé près de Narbonne, au cœur du Massif de Fontfroide, le Domaine de Jonquières est un lieu chargé d’histoire où patrimoine, viticulture et transmission se mêlent depuis plusieurs siècles. Marqué par l’héritage des moines cisterciens, puis par de grandes figures du vignoble languedocien, le domaine a traversé le temps en conservant son identité et son lien profond avec la terre.
Aujourd’hui, cette histoire exceptionnelle nourrit l’âme de Jonquières et fait du domaine un lieu unique pour séjourner, découvrir le terroir et organiser des événements, à quelques minutes seulement de Narbonne.
Une expérience extraordinaire que celle du domaine de Jonquières, au sud-ouest de Narbonne, dans les Corbières maritimes. Sur les collines calcaires qui descendent doucement vers la côte, le Château de Jonquières surplombe les étangs. Le foncier appartient à une banque locale, filiale du Crédit Agricole. L’immobilier, lui, est propriété du Val d’Orbieu qui a l’ensemble du domaine en fermage.
Autrefois, les étangs d’ici ont été assainis par les moines de l’Abbaye de Fontfroide qui en ont fait une grange cistercienne pendant plus de cinq siècles, avec la culture des terres et l’élevage de troupeaux.
À la fin du XVIème siècle (1590), Jonquières passe à une gestion indirecte par métayage ou fermage. Le domaine est inféodé à une famille noble d’origine italienne : les Castillons, et ce, durant 3 générations, durant lesquelles la culture des terres (céréales, vignes, oliviers), miel, chasse (palombes), élevage (surtout chèvres, moutons), furent les activités principales…
Apres la Révolution de 1789, Jonquières n’appartient plus aux religieux mais est racheté par Jacques Barthès, qui devient Baron de Montfort. En 1866 Jacques Narbonnès « le vigneron de Jonquières » va faire planter la vigne en masse sur le domaine. Celui-ci s’est vu remettre le domaine en fermage le 19 août 1829. Il mit en place tout un réseau de drainage et fit construire un chai afin d’accueillir les futures récoltes. Dans les années 1880, la région connaît la crise du phylloxéra mais Jonquières semble plus ou moins épargné et les récoltes permettent une bonne base de financement des travaux de replantation. Cependant, après la mort de Jacques Narbonnès en 1890, les ennuies financiers commencent pour sa fille héritière : Valentine Narbonnès.
En effet les dettes s’accumulent, ainsi que le phylloxéra et la grêle (1892), l’obligeant à vendre le domaine en 1897.
Antoine Massip reprit les rennes de Jonquières cette même année et obtint en 1900 une médaille d’argent et une de bronze pour les vins du domaine. Jonquières fut échangé en 1936 et c’est la famille Mignard qui en devint propriétaire jusqu’en avril 1942.
En effet à partir de cette date, la société des établissements Abel Bresson de Béziers racheta le domaine de Jonquières. Les premières années elle a investi des sommes inconsidérables dans la rénovation, construction des bâtiments, les hommes et les terres.
En 1986, le Groupe Perrier rachète le groupe Sellier-Blanc, dont les Etablissements Abel Bresson et Jonquières faisaient partie. Puis, Jonquières passe entre les mains de la SAFER le temps de trouver deux repreneurs : la Ville de Narbonne et le Val d’Orbieu. En devenant co-propriétaire, le but du Val d’Orbieu est d’en faire un domaine expérimental, du tourisme et de pouvoir assurer la promotion des produits du groupe. Le Val d’Orbieu a créé un véritable laboratoire de la vigne et du vin, une exploitation expérimentale dont Pierre Devic, représentant du conseil d’administration, était le chargé de mission au domaine.
Bien sûr, Jonquières c’est d’abord des vignes et une cave. Mais c’est dans ce domaine, aussi, que se déroulent les expériences les plus intéressantes en matière de sélection, en collaboration avec la Chambre d’Agriculture, pas moins de 13 sélections de Syrah, sans compter les travaux et les recherches sur le Grenache noir et le Mourvèdre y sont menées. Mais les études les plus spectaculaires, pour les viticulteurs, se déroulaient sur 5 ha de terrains soigneusement sélectionnés dont le but, au terme de longues recherches, étaient de ressusciter des cépages anciens, oubliés ou perdus: Nieluche et Vaccarese, Bianco Gentile et Muscardin, Viognier, Cournoise, Morrastel noir… Ou inattendus, comme le Picpoul noir…
En plus de cela, huit gîtes ruraux, une grande salle de réunions, des chambres d’hôtes, une structure d’accueil destinée aux clients du Val d’Orbieu mais aussi à tous les amateurs de vins exceptionnels, de passage dans la région, furent mis en place.
Aujourd’hui le domaine de Jonquières appartient toujours au groupe et est l’endroit idéal pour les événements privés et professionnels, passer un moment au calme en plein cœur du Massif de Fontfroide, à quelques minutes seulement de Narbonne.



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